JHEMP BASTIN 2001-2002

Nach den Experimenten mit der Oberflächenstruktur widmet sich Jhemp Bastin zunehmend der Geometrie. Die Einschnitte erfolgen nicht wie bisher wild, d.h. mehr oder minder zufällig, auf der Holzoberfläche, sondern gestalten sich ausschließlich vertikal und horizontal. Diese axiale Anordnung beruht unter anderem auf dem Wunsch Bastins nach Elementarisierung seiner Kunst. Oft handelt es sich um eine stark bearbeitete Innenform, die von einem blockhaften, relativ grob belassenen Außenstück umgeben wird. Die Oberfläche dieses Außenstückes ist meist, wie bei den Hohlformen, von graphischen und linearen Einschnitten der Motorsäge gezeichnet. Bastin erzeugt ein Spannungsverhältnis zwischen Organisch-Gewachsenem und Geometrisch-Bearbeitetem.

Der Einsatz geometrischer Raster führt zur Durchsichtigkeit der Skulptur. Transparenz des Holzes: klingt wie ein Widerspruch in sich. Durchsichtigkeit ist sicher die letzte Eigenschaft, die dem Holz zugesprochen werden kann. Das Holz mit einem ihm fremden und untypischen Wesenszug zu konfrontieren, macht den Reiz dieser Werkgruppe aus.

Auszug aus dem Text „Holz – eine Herausforderung an die zeitgenössische Kunst“ von Marie-Amélie zu Salm Salm im 2005 erschienenen Buch Jhemp Bastin – sculptures .

Sans titre, peuplier, 210 / 35 / 20 cm

 

Sans titre, hêtre, 235 / 41 / 23 cm

 

Blue with a view IV, V, peuplier calciné, pigement sur toile, 40 / 40 / 5 cm

Après avoir expérimenté assidûment les structures variées de la surface, Jhemp Bastin se consacre davantage à la géométrie. L'artiste ne pratique plus les entailles de manière aussi effrénée, aléatoire, dans la surface du bois, mais les dispose exclusivement selon une orientation horizontale et verticale. Cette disposition axiale est motivée, entre autres, par son désir de réduire les formes à l'essentiel.

Souvent, il s'agit d'une forme intérieure très travaillée qui se trouve entourée d'une partie extérieure, à l'aspect assez massif et laissée relativement brute. La surface de cette partie extérieure est, la plupart du temps, marquée – tout comme pour les sculptures aux formes en creux – par des entailles graphiques et linéaires pratiquées à l'aide de la scie mécanique.

Bastin établit un rapport de tension entre ce qui est organiquement naturel et ce qui est géométriquement construit. La mise en jeu de trames géométriques suscite des trouées qui rendent la sculpture, et donc le bois, «transparente» : l'idée de paradoxe s'impose. La transparence est bien la dernière propriété que l'on puisse attribuer au bois. Confronter le bois à une qualité qui lui est étrangère et atypique fait tout l'intérêt de cette série d'śuvres.

Extraits du texte « le bois – un défi lancé à l'art contemporain » de Marie-Amélie zu Salm Salm dans le livre Jhemp Bastin – sculptures , paru en 2005.

 

 

Das Wechselspiel zwischen Innen und Außen, zwischen Vertikalen und Horizontalen zeichnet nach wie vor sein Schaffen aus. Der Künstler mag die Gegensätze, lässt sie aufeinanderprallen, stellt sie gegenüber, löst sie manchmal auf und schafft auf diese Weise ein immer wieder neues Gleichgewicht. (..)

Das Spiel mit dem Feuer lässt nicht nur interessante Kontraste entstehen, sondern verleiht den Skulpturen noch mehr Tiefenwirkung. Einzelne Elemente werden hervorgehoben. Auf diese Weise entstehen filigrane Muster, die scheinbar im Kontrast zur groben Oberflächenstruktur stehen. In eben dieser Gegensätzlichkeit besteht das Faszinierende an Bastins Skulpturen. Obgleich mit der Motorsäge bearbeitet, wirken sie nicht grob, sondern eher leicht, manchmal schwerelos. Es scheint ganz so als ob er derart geschickt mit den Gegensätzen jongliert, dass sich ein ganz eigenes Gleichgewicht einstellt. Die Arbeiten sind geometrisch, aber nie streng, großformatig jedoch selten monumental. Ihr Urheber bleibt sich treu indem er sich stets erneuert und in Frage stellt.

Danièle Michels


Sans titre, peuplier, 121 / 25 / 16 cm

   

 

Carré noir sur bois V, hêtre, 55 / 38 / 10 cm Carré noir sur bois IV, hêtre, 55 / 38 / 10 cm

 

 

Avec Jhemp Bastin, le bois se travaille autrement, comme un minéral, comme la pierre. Et le bois se donne à voir autrement, tranché comme les pages d'un livre, grillagé comme l'huis d'un confessionnal ou d'un tabernacle, parfois oblong comme une graine ou … une barque du Styx.

Fragile mais puisant comme une plaque de schiste, le bois de Jhemp Bastin se met également à l'épreuve du feu. Une calcination qui nous renvoie bien sûr aux virages essentiels de la purification, de l'éphémère et de la résurrection (puisqu'il est dit que « le phénix renaît de ses cendres » ).

Marie-Anne Lorgé

Sans titre, chêne, 170 / 40 / 33 cm  

  

Black cage (lines of fire), chêne, 157 / 41 / 25 cm

 

Lines of fire, peuplier calciné, 182 / 20 / 22 cm  

       

Black cage, hêtre calciné, 59 / 37 / 33 cm

 

 

 

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